Les Grands Ducs ou la folle tournée de Patrice Leconte

Les Grands Ducs ou la folle tournée de Patrice Leconte

Au milieu des années 1990, Patrice Leconte apparaît comme un homme comblé. Sa carrière est d’ores et déjà jalonnée d’une douzaine de longs-métrages, la plupart ont connu un vif succès (Les Bronzés, Les Bronzés font du ski, Viens chez moi j’habite chez une copine, Les Spécialistes, etc) et certains lui ont même valu non seulement la reconnaissance des critiques, mais aussi celle de ses pairs (Tandem, Monsieur Hire, Le Mari de la coiffeuse). Sa liberté lui est donc désormais, et depuis un certain temps, totalement acquise : « Je suis un type rassurant. Je suis plutôt équilibré, je sais faire du cinéma, je m’entends bien avec les acteurs, mes tournages se passent sans problème, personne ne s’y déchire et je ne fais pas exploser le budget. Enfin, à l’arrivée, mes films sont des films qui parfois plaisent au public. Je ne pense pas avoir mis un producteur en faillite. Nous ne sommes pas très nombreux à avoir ce profil-là. Un producteur qui me confie un film peut dormir sur ses deux oreilles. Mais peut-être aussi justement suis-je trop fiable, pas assez en quête du risque… » Il n’a cependant pas dit son dernier mot.

Invité au mariage de son fidèle complice Jean Rochefort (à qui il a déjà confié quatre rôles, et pas des moindres), Patrice Leconte y croise deux autres comédiens de renom, Philippe Noiret et Jean-Pierre Marielle. D’heureuses retrouvailles, puisque le metteur en scène les a récemment – et successivement – dirigés, l’un dans Tango (1993), le second dans Le Parfum d’Yvonne (1994). Noiret lui soumet alors l’idée de les associer tous les trois sur un projet : « Il faut nous faire quelque chose pour Jean (Rochefort), Jean-Pierre (Marielle) et moi » insiste-t-il. Leconte est immédiatement séduit par ce « concept » on ne peut plus alléchant, et ce, d’autant qu’aucun film jusqu’à présent ne s’est employé à réaliser pareil défi. Bertrand Tavernier les a certes engagés dans Que la fête commence… en 1975, mais sans jamais les réunir véritablement à l’écran. Après quoi, il eut aussi pour projet de réaliser un western avec ces mêmes acteurs, l’histoire de trois Français en Louisiane pendant la guerre de Sécession… sans suite, hélas.

Dès lors, cela conforte Patrice Leconte dans son désir naissant de leur concocter un écrin cinématographique à la hauteur de ce qu’ils méritent. Thierry de Ganay, le producteur du Mari de la coiffeuse et du Parfum d’Yvonne, le soutient vigoureusement et s’accapare sans hésiter les rênes de cette nouvelle entreprise. Reste à trouver un sujet précis, puis à le développer. Une tâche préalablement confiée à Claude Klotz : « Mon idée, confie Leconte, était d’en faire trois acteurs de théâtre sans pour autant refaire La Fin du jour. J’ai raconté à Klotz ce qui me trottait en tête, un hommage aux acteurs « de complément ». Mais, malgré l’amitié et l’admiration que j’ai pour lui, son scénario n’était pas très emballant : il y avait quelque chose de trop évident, de trop sage, de pas assez hirsute dans ce qu’il avait écrit. On était dans l’aquarelle, et ce n’était pas tout à fait ce que je voulais. De Ganay était d’accord avec moi et il m’a proposé de rencontrer un jeune scénariste, Serge Frydman. Je l’ai dit à Klotz, il a été payé, et il m’a souhaité bonne chance. »

Après avoir lu le script de Klotz, Frydman prend une toute autre orientation et échange régulièrement avec Leconte afin de ne pas perdre de vue sa ligne directrice. À l’évocation de son coauteur, le réalisateur précise : « Il débordait d’enthousiasme. Il fait partie de ces personnages – très rares – dont on peut dire : « On s’est trouvés. » C’est un scénariste dialoguiste dans la grande tradition du cinéma français de toujours qui adore Jeanson, Guitry, Audiard. Nous partagions donc les mêmes références et les mêmes enthousiasmes. » Ainsi naît La Tournée des Grands Ducs : « J’aimais beaucoup ce titre, surenchérit le cinéaste. Quand vous faîtes la « tournée des Grands ducs », vous êtes avec des copains. Et vous allez dans des bars, vous buvez des coups. Puis, le lendemain, vous vous réveillez dans un sale état… mais, peu importe ! »

L’intrigue de cette folle tournée ravit aussitôt les principaux intéressés. Pour Jean-Pierre Marielle, notamment, Serge Frydman et Patrice Leconte ont accompli « un sacré boulot » : « Le scénario est d’une construction exemplaire. Il y a continuellement des rebondissements, des changements de ton, des bonheurs de dialogues et de situations. » L’histoire est la suivante : trois anciens comédiens sur le retour, Victor Vialat, Eddie Carpentier et Georges Cox, espèrent (re)lancer leur carrière en se faisant engager dans une mauvaise pièce de boulevard, aux côtés d’une diva excentrique, Carla Milo. Mais la troupe est menacée par l’ignoble Shapiron, tourneur ruiné, qui cherche à provoquer un accident afin de toucher l’assurance à laquelle il a souscrit… Au-delà des principales vedettes, la distribution est rapidement bouclée. Dans le rôle de Carla, Catherine Jacob s’impose sans mal. En novembre 2019, dans Paris Match, la comédienne évoque avec nostalgie ses essais en compagnie du trio : « Avec ces monstres, c’est une épreuve de résistance nerveuse. Ils ne me parlent pas, jouant vraiment leurs personnages qui me snobent. Heureusement, je comprends la déconnade. Et ils déconnent. Surtout Marielle et Rochefort. Marielle, c’est le meneur, Rochefort, celui qui met de l’huile sur le feu. Noiret, à l’époque, est la plus grosse vedette des trois en matière de box-office. D’ailleurs, c’est le mieux payé. Les deux autres s’en méfient. Lui ne se prive pas de les faire bisquer : « Je crois que je suis pressenti pour présider les César… » Enfin, au terme d’une ultime séquence test, je vois Marielle, qui se laisse volontiers emporter par ses colères, me fixer, consterné, regarder ailleurs, puis lever les yeux au ciel, puis regarder ses pieds, pousser un énorme soupir, et recommencer… Je ne sais plus où j’en suis. Il finit par poser longuement son regard sur moi… et me fait un gros clin d’œil appuyé… qui éclaire ma journée. Ouf, je suis acceptée dans le clan ! Les portes s’ouvrent, mon angoisse se dissout. »

En revanche, le personnage de Shapiron pose davantage problème. Dans un premier temps, Patrick Timsit est sérieusement envisagé. L’intéressé se montre d’ailleurs extrêmement motivé par cette proposition, mais il doit faire face aux interrogations émises par Noiret, Rochefort et Marielle. Ces derniers discutent et contestent son engagement… pour une raison surprenante, comme le révèle Patrice Leconte : « En fait, ils n’avaient pas de doutes sur ses capacités d’acteur, mais pensaient qu’un juif organisateur véreux de tournées allait faire problème, et qu’on allait les taxer d’antisémitisme, eux, trois Français tout ce qu’il y a de plus traditionnels. » En lieu et place, Leconte se rabat sur Michel Blanc, compère de la première heure. Pourtant, après sept films en commun, l’entente n’est guère au beau fixe. Sur le plateau, l’acteur se met quasiment toute l’équipe à dos et, le soir venu, il s’isole dans un hôtel à part. Au sein de l’ouvrage intitulé Sur un malentendu écrit par Alexandre Raveleau, Blanc s’en explique sans détour : « Patrice m’a demandé de faire le film parce que les télés voulaient un acteur de la génération d’en dessous pour contrebalancer le trio de vedettes. Cette comédie n’était pas honteuse à faire, mais j’ai eu l’impression que Patrice voulait aller très vite sur le tournage, comme s’il voulait s’en débarrasser. Et moi, ça m’agaçait. Nous nous sommes engueulés une fois. Ce n’était jamais arrivé et cela m’a refroidi. Après, je suis devenu totalement indifférent. Je me suis éloigné de lui. » Malgré tout, sa prestation sera unanimement saluée.

En marge, l’ambiance s’avère plutôt bon enfant. Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort rivalisent de pitreries. Trop, parfois. Ainsi, lorsque son personnage est amené à se travestir, Marielle s’oppose. Fermement. Et ce, bien qu’ayant accepté le scénario. Panique générale : Leconte tente de trouver une alternative, l’affubler d’un scaphandrier, d’un costume de toréador ou d’Écossais… avant que le comédien ne se ravisse une nouvelle fois. Il accepte finalement le délire et s’inquiète même de ne pas avoir les boucles d’oreilles assorties à son tailleur (!).

À l’identique, Philippe Noiret se mêle pleinement à la troupe : « L’idée était d’aller très très loin, jusqu’au bout… explique-t-il au magazine Studio en 1996. Comme d’habitude, j’ai cherché avec mon coiffeur, Alain Maniatis, la coupe de mon personnage. En fait, j’ai pensé à Harpo, je trouvais que ça lui donnait un côté enfantin… Cela va avec le reste. Avec ce petit pull bleu ciel où flottent des nuages. Ça, vous savez, c’est une reproduction d’un pull-over de David Hockney… » Mais entre deux prises, l’acteur a plutôt tendance à se mettre en léger retrait, confiant à Leconte : « Vous voyez, Patrice, Jean et Jean-Pierre ils ont quelque chose que je n’aurais jamais : la folie. » Pour autant, quand il est sur le plateau, il ne boude pas son plaisir : « Il n’a pas été avare sur le tournage, stipule le réalisateur. Mais il est resté lui-même. Après qu’il m’eut dit ça, je n’ai jamais eu le sentiment qu’il essayait de les rattraper : ça aurait été triste qu’il force sa nature et il ne l’a pas fait. Il a travaillé, épaulé et entraîné par ses copains, en confiance. » Plaisir identique pour Jean Rochefort, qui gardera longtemps un souvenir émerveillé de ce tournage aux côtés de ses vieux camarades : « J’ai adoré qu’on rejoue ensemble. A-DO-RÉ ! J’ai pour eux une espèce d’estime, d’admiration… En tant qu’aîné, je peux le dire. » (Rires.)

Face à eux, Patrice Leconte jubile. À tel point qu’il ne s’arrête jamais de les filmer, ou presque : « Comme je pressentais qu’ils allaient se raconter des anecdotes et des souvenirs en buvant du thé et en mangeant des biscuits, il fallait que je les prenne de vitesse et j’ai imprimé un rythme quasi frénétique à ce film, sans jamais baisser la garde. On a vraiment tourné sur les chapeaux de roue. Pour suivre cette folie du scénario, j’avais pris le parti de tout tourner caméra à l’épaule, sans lumière, avec une pellicule sur-développée. Un tournage classique, c’est une douzaine de plans par jour. Là, avec cette souplesse, on en faisait jusqu’à cinquante-cinq. » Démentiel. Ce qui fera dire à Rochefort un jour : « Patrice, lève le pied. Ta caméra, elle fume ! »

Il faut dire en plus qu’avec Leconte l’inspiration fuse. Le metteur en scène bouillonne constamment et se limite rarement aux décisions préconçues. Sa technique est la suivante : « La veille du tournage, où le jour-même, très tôt le matin, j’ai besoin de passer du temps tout seul dans le décor, pour réfléchir à ce que j’ai imaginé en théorie quand j’écris tout seul devant le scénario, pour fignoler, finaliser mes idées et parfois inventer autre chose. Les solutions de mise en scène, il n’y a que dans le décor que j’arrive à les résoudre. Alors je prends des notes, des choses un peu hâtives que moi seul peut relire. Et puis les acteurs arrivent. J’ai toujours le principe, qui je crois est un bon principe, de les faire passer sur le plateau avant le maquillage, les costumes, etc. Et on joue la scène. Je leur explique ce que j’ai prévu, et soit ils se coulent dedans en disant : « Oui, c’est très bien », soit on modifie. Et surtout, on joue la scène en entier. Et on la rejoue, et on la rejoue, et on trouve le rythme, la respiration, les regards, tout. On ne l’use pas, on ne la joue pas avec toute l’âme, pour en garder un peu sous le pied. Mais on sait exactement ce qu’on va faire. Ça prend du temps, bien sûr, mais je crois que c’est du temps gagné sur tout le reste. »1

C’est ainsi que la conclusion du film est pleinement repensée. Initialement, les trois comédiens, devenus riches et célèbres, recevaient un jeune auteur – interprété par Patrice Minet – à qui ils donnaient des leçons. Ils retrouvaient également Shapiron dans un piteux état et tentaient alors de lui venir en aide. Extrait :

Shapiron
Pardon, pardon… Je suis une larve, je ne recommencerai plus.

Victor Vialat
Non mais c’est le petit Shapiron, ça…

Shapiron
Me laissez pas, je ne peux pas abandonner le théâtre.
C’est ma vie, je le sais maintenant. J’ai ça dans la peau.

Georges Cox
Mais je suis là, mon vieux. Reprenez-vous. On est là.

Eddie Carpentier
Bon, vous avez eu une mauvaise passe, ça arrive à tout le monde.

Victor Vialat
Mais dites-vous bien que le théâtre n’abandonne jamais ses enfants…

Intégralement tournée, cette issue somme toute classique, loin de la folie préalable, sera finalement évincée au profit d’une autre : « Nous avons eu d’un coup avec Thierry de Ganay cette idée que je trouve meilleure, une fin aux États-Unis, confie Patrice Leconte. J’ai fait une opération aéroportée en descendant à New York tourner avec une mini-équipe américaine les plans du tableau lumineux à Times Square : un organisme nous l’avait loué, depuis Paris, pendant vingt minutes. Il ne fallait pas se rater. J’ai cavalé avec la caméra pour filmer depuis un toit, puis d’un balcon. Il fallait faire vite et bien. Nous avons également tourné là les plans du public, presque à la sauvette : nous avions repéré une pièce où il y avait, nous avait-on dit, une « standing ovation » tous les soirs. Or, ce soir-là, rien. Du coup, nous avons filmé le public se levant pour partir. À l’arrivée, on n’y voit que du feu. »

Pour emballer le tout, Patrice Leconte s’associe avec sa monteuse habituelle – et dotée d’un immense talent – Joëlle Hache, tandis que sur le plan musical il fait appel aux compositeurs Angélique et Jean-Claude Nachon, après avoir collaboré avec eux sur un seul long-métrage, Tango, mais aussi au théâtre (Ornifle ou le courant d’air, 1991). En amont, toutefois, le réalisateur utilise des thèmes swing écrits et interprétés par Django Reinhardt : « Je fais cela très souvent, mettre des musiques provisoires sur le film pour nous aider à le monter, à en trouver le rythme. Mais, même si vous êtes le plus grand compositeur du monde, comment passer après Django ? Le résultat n’est pas vraiment enthousiasmant… Il faut dire que Thierry de Ganay avait lui aussi ses idées sur la musique, qu’il s’en mêlait beaucoup, ce qui était très inconfortable pour les Nachon et moi-même… et que le résultat final est l’aboutissement d’une quantité de compromis. »

En-dehors de cette petite amertume, Leconte demeure optimiste. Pour lui, le film ne devrait pas laisser insensible les spectateurs : « J’étais sûr quil remporterait un succès énorme. Je me disais que ça allait être sensationnel ! Ce trio d’acteurs magiques, l’univers du théâtre, un rythme à 250 à l’heure, burlesque, hirsute, drôle, mais vrai et émouvant, bref, exaltant un sens positif de la vie ! Après quoi, j’allais embrayer sur une œuvre difficile, peut-être exagérément cérébrale, un film pour Arte qui n’intéressera sans doute que quelques intellectuels… » Daté au 21 février 1996, le long-métrage, qui voit son titre simplifié (Les Grands Ducs), s’annonce comme l’un des événements français de ce début d’année. Et pour s’en assurer, la promotion bat son plein. N’en déplaise à Jean-Pierre Marielle qui rechigne à se rendre dans tel ou tel programme télévisé. Il faut dire que ce genre d’exercice le barbe. Mais le producteur Thierry de Ganay insiste : « Enfin ! Jean-Pierre ! Il faut faire cette émission pour défendre le film ! » Et Marielle de répondre : « Comment ça, « Défendre le film » ? On ne sait même pas si on est attaqué… »

D’attaques, il y en aura assez peu. À l’exception des Inrockuptibles (qui juge le film « hypocrite et irritant ») et de quelques autres, les critiques se montrent globalement dithyrambiques. Studio Magazine écrit par exemple : « Les Grands Ducs n’en finit pas de nous enchanter. Dans la peau des trois acteurs ringards qui se la jouent « grands princes », Noiret, Marielle et Rochefort, complices jubilatoires, ressemblent à un précis de grammaire  : ils sont « plus-que-parfaits »… Et les trouvailles, les perles des dialogues et autres bonheurs de casting (Catherine Jacob en starlette hystérique, Michel Blanc en producteur véreux) ne font que décupler notre plaisir. Comme quoi, un film peut être historique… et ne pas se prendre au sérieux. Bravo ! » Toutefois, la concurrence apparaît assez rude. Le même jour, Les Grands Ducs doit affronter Al Pacino et Robert de Niro (dans Heat de Michael Mann) ainsi qu’un adorable petit cochon devenu berger (Babe de Chris Noonan), tandis que Robin Williams (dans Jumanji) et Woody Allen (avec Maudite Aphrodite) inondent le marché depuis une semaine. Résultat des courses : après un démarrage à 199.727 entrées en sept jours, le film de Patrice Leconte termine péniblement sa course à 500.690 billets vendus. Une claque. L’équipe est littéralement anéantie et ne s’en relèvera qu’à moitié : « Pour moi, confie Patrice Leconte en 2000, la plaie reste ouverte, Rochefort ne s’en remet pas, Noiret continue d’en faire des cauchemars, et Marielle dissimule au mieux. Nous quatre restons convalescents du fiasco des Grands Ducs. Jean Rochefort, à l’occasion, assène cette formule lyrique : « Cet échec est un pieu enfoncé dans mon ventre. »

« C’est un problème touristique. Les ruines, ça s’visite plus. »
Georges Cox (Jean-Pierre Marielle)

De cette déconvenue, le cinéaste parvient néanmoins à en tirer une leçon : « Je n’avais pas compris que Les Grands Ducs n’était en fait destinés à personne. Les adultes qui aimaient ces trois acteurs auraient voulu les voir dans un film politiquement correct, et non faire les galopins, et le public plus jeune se moque bien des tournées théâtrales. »

Il n’empêche, l’œuvre demeure une de ses préférées et a depuis su séduire son public : « Je sais qu’il y a un petit club d’admirateurs des Grands Ducs, que c’est un vrai public de fans, qui le connaît par cœur et se le passe régulièrement. » Et Philippe Noiret de conclure, au sein de ses mémoires : « On appelle ça un film culte. » Dont acte.

par Gilles Botineau

Sources
Je suis un imposteur (Patrice Leconte – Flammarion, 2000)
J’arrête le cinéma (Patrice Leconte – Calmann-Lévy, 2011)
Mémoires cavalières (Philippe Noiret – Robert Laffont, 2007)
Le grand n’importe quoi (Jean-Pierre Marielle – Calmann-Lévy, 2000)
Jean Rochefort, Prince sans rire (Jean-Philippe Guérand – Robert Laffont, 2017)
Michel Blanc, Sur un malentendu (Alexandre Raveleau – Hors Collection, 2017)
1Leçons de cinéma (Laurent Tirard – Nouveau Monde éditions, 2009)
Les Comédies à la française (Christophe Geudin & Jérémie imbert – Fetjaine, 2011)
Le cinéma de Patrice Leconte (CD – Play-time, 2001)
Studio magazine n°107 (février 1996)
La tournée des Grands Ducs : interview de Patrice Leconte (Blu-ray – Rimini éditions, 2022)

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