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Venantino Venantini, dernier Tonton flingueur

Le grand public connaît parfaitement son visage, mais rarement son patronyme. Il n’est pourtant pas très compliqué à retenir. Venantino Venantini (non, ce n’est pas un pseudo), qui a fêté cette année ses 85 ans, publie ses mémoires aux éditions Michel Lafon : Le Dernier des Tontons flingueurs.

Venantino Venantini dans Le Corniaud (Gérard Oury, 1965)

Il aurait eu tort de s’en priver. Citant tour à tour Oscar Wilde, Billy Wilder ou encore Marcello Mastroianni, Venantino Venantini revisite avec passion les différentes pages de son existence, parsemée de rencontres hautes en couleur. Étudiant à l’École des Beaux-Arts de Paris se prédestinant à la peinture, il figure en 1959 dans le Ben-Hur de William Wyler afin de gagner un peu d’argent. Quatre ans plus tard, il est recruté par Georges Lautner, qui en fait l’un de ses Tontons flingueurs, aux côtés de Lino Ventura, Bernard Blier et Francis Blanche, aujourd’hui l’une des comédies les plus populaires du cinéma français. Sa carrière est lancée. Il aurait pu jouer le n°2 du SPECTRE dans Opération Tonnerre, mais sa beauté le trahit, Terence Young préférant une « gueule » façon Adolfo Celi.

Venantino Venantini dans Les Tontons flingueurs (Georges Lautner, 1963)

Qu’importe ! il gagne la confiance de Louis de Funès (Le Corniaud, La Folie des grandeurs de Gérard Oury, Le Grand restaurant de Jacques Besnard), sympathise avec Jean Yanne (Erotissimo, Laisse aller… c’est une valse, Êtes-vous fiancée à un marin grec ou à un pilote de ligne ?, Liberté, égalité, choucroute), participe à La Cage aux folles d’Édouard Molinaro, combat Jean-Paul Belmondo (Flic ou voyou), fanfaronne sous la direction de Dino Risi (La Femme du prêtre, Les Derniers monstres, Le Bon roi Dagobert), et accepte les nombreux délires d’un Philippe Clair sous acides (Le Führer en folie), tout en restant fidèle à son ami Lautner (Des pissenlits par la racine, La Grande sauterelle, Il était une fois un flic, Attention ! une femme peut en cacher une autre…), à qui il dédie son livre.

Le Dernier des Tontons flingueurs de Venantino Venantini (Michel Lafon)En guise de rab, et parce qu’il était difficile de consacrer une section à chaque long-métrage, l’ouvrage se termine sur une filmographie partiellement commentée où Venantino Venantini se félicite, par exemple, et ironiquement, d’avoir tourné avec Max Pécas (On est venu là pour s’éclater, 1979) : « J’ai une petite faiblesse pour ce grandiose navet. On m’a dit que sur YouTube une scène d’anthologie a été vue des milliers de fois. Cela suffit à mon bonheur. »

Outre cette autobiographie, Venantino Venantini sera à l’affiche, le 9 décembre prochain, du nouveau film de Claude Lelouch, Un plus Une, dans lequel il incarne le père de Jean Dujardin, et le 16 décembre, de La Vie très privée de Monsieur Sim, réalisé par Michel Leclerc… en attendant 2016, et la troisième mise en scène signée Kad Merad, Marseille.

Michel Modo, Louis de Funès et Venantino Venantini dans Le Grand restaurant (Jacques Besnard, 1966)

LE DERNIER DES TONTONS FLINGUEURS
de Venantino Venantini
avec la collaboration de Bertrand Guyard
Préface de Laurent Gerra
Éditions Michel Lafon

Parution en librairie : 5 novembre 2015

par Gilles Botineau

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