Accueil / News / Livres / Goscinnyscope : le cinéma de René Goscinny
Goscinnyscope de Philippe Lombard (Dunod)

Goscinnyscope : le cinéma de René Goscinny

Nous sommes tous tombés dedans quand nous étions petits ! Et quarante ans après la disparition de René Goscinny, force est de constater que sa potion magique fait toujours effet, notamment dans le domaine du 7ème Art.

Le Viager (Pierre Tchernia, 1972)En marge d’une rétrospective et d’une exposition à la Cinémathèque française autour de l’œuvre de Goscinny, saluons la sortie du nouveau livre signé Philippe Lombard, Goscinnyscope, qui décortique avec minutie toute la carrière cinématographique d’un des géniteurs d’Astérix, d’Iznogoud et autres Oumpah-Pah, à travers son cheminement, ses difficultés, ses joies ainsi que ses déceptions. Ou comment un « gagman non crédité » finit par créer ses propres studios, après avoir supervisé au détail près l’adaptation d’œuvres diverses, Astérix et Cléopâtre, Lucky Luke, La Ballade des Dalton… et s’être lancé dans l’écriture de scenarii originaux, dont un aujourd’hui cultissime, Le Viager avec Michel Serrault, sous la direction de son ami Pierre Tchernia. À noter que ce chef d’œuvre de la Comédie à la française vient juste de faire son apparition en Blu-ray dans une nouvelle copie tirée d’un master restauré 2K.

René Goscinny et Pierre Tchernia le 20 juillet 1971 sur le tournage du Viager - © Fonds d'archives Institut René Goscinny

Préfacé par le cinéaste Patrice Leconte, l’ouvrage n’évince aucune référence pelliculaire, quelle qu’elle soit, en lien avec l’univers de Goscinny, pas même cette transposition turque de Lucky Luke signée Aram Gülyüz, Atini seven Kovboy une réelle curiosité – , ni ce projet (hélas) avorté d’un Iznogoud « live » – bien avant la version réalisée par Patrick Braoudé – lequel aurait été porté par Louis de Funès dans le rôle-titre, Philippe Noiret sous les traits du calife Haroun El Poussah, Jacques Dufilho ou Jean-Pierre Marielle pour le personnage de Dilat Laraht, et Michel Galabru en Pullmankar !

Atini seven kovboy (Aram Gülyüz, 1975)
Lucky Luke (Terence Hill, 1991)
Le Petit Nicolas (Laurent Tirard, 2009)

Philippe Lombard termine enfin par un inventaire, cet incroyable héritage laissé par l’auteur depuis, et très largement disséminé : Terence Hill, James Huth (Lucky Luke), Claude Zidi (Astérix et Obélix contre César), Alain Chabat (Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre), Laurent Tirard (Le Petit Nicolas, Les Vacances du Petit Nicolas, Astérix et Obélix : au service de sa Majesté), etc.

Goscinny-scope de Philippe Lombard (Dunod)Bref ! Goscinnyscope, ou le guide parfait sur tout le cinéma d’un des plus grands maîtres de la BD !

 

Goscinnyscope
de Philippe Lombard
Préface de Patrice Leconte
Editions Dunod – 192 pages
Parution : 6 septembre 2017

Goscinnyscope de Philippe Lombard (Dunod) - Table des matières

par Gilles Botineau

Lire aussi...

Blake Edwards et Peter Sellers sur le tournage de La Panthère rose (1963)

Entre temps, Blake Edwards

Dans son livre "Entre temps, Blake Edwards", Nicolas Truffinet parcourt cinq décennies de comédies cultes signées par un maître du genre.