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Hommage à Michel Aumont - © Pathé (Le Jouet de Francis Veber, 1976)

Hommage à Michel Aumont

Michel Aumont - DRImmense comédien de théâtre et de cinéma, Michel Aumont nous a quittés le 28 août 2019, à l’âge de 82 ans.

Après s’être formé au Conservatoire, puis illustré à la Comédie-Française (où il interprète notamment le rôle d’Harpagon vingt années durant), Michel Aumont s’oriente parallèlement vers le septième art. Il est rapidement contacté par de grands noms de la profession tels Claude Chabrol, Bertrand Tavernier, Michel Deville ou Joseph Losey.

Mais c’est surtout dans la comédie que l’artiste s’épanouit le plus. Michel Aumont s’illustre à partir des années 1970 devant les caméras de Claude Pinoteau (La Gifle, 1974), Claude Zidi (La Course à l’échalote en 1975, puis Bête mais discipliné en 1979), Joël Santoni (Les Œufs brouillés, 1976), et Alain Jaspard (La Frisée aux lardons, 1979). En 1979, il est  Frankie Belhomme, le petit frère de Jean Rochefort dans Courage fuyons d’Yves Robert, puis Bertrand Brochard, l’hypocrite concessionnaire auto de Coup de tête de Jean-Jacques Annaud aux côtés de Patrick Dewaere, sur un scénario de Francis Veber.

Jean Rochefort et Michel Aumont dans Courage fuyons (Yves Robert, 1979) - © Gaumont
Patrick Dewaere et Michel Aumont dans Coup de tête (Jean-Jacques Annaud, 1979) - © Gaumont

En 1976, il explose dans le premier film réalisé par Francis Veber, Le Jouet. Dans une scène inoubliable qui se déroule dans le magasin de jouets de son richissime paternel, Eric Rambal-Cochet désigne à Michel Aumont Pierre Richard du doigt en disant : « Je veux ça ! ».

C’est d’ailleurs ce même Veber qui parvient le mieux, sur l’ensemble de sa carrière, à exploiter son talent comique. Après Le Jouet, il dirige le comédien dans Les Compères (1983), puis dans Le Placard (2001), La Doublure (2006) et enfin L’Emmerdeur (2008). De très gros succès – pour la majorité – accentuant encore davantage la popularité de l’artiste.

Michel Aumont et Daniel Auteuil dans Le Placard (Francis Veber, 2001)

Michel Aumont et Anny Duperey dans Les Compères (Francis Veber, 1983) - © Gaumont
Michel Aumont, Michel Galabru et Bernard Menez dans Celles qu'on n'a pas eues (Pascal Thomas, 1981) © StudioCanal - France 2 Cinéma - Téléma

Michel_Aumont-Catherine Deneuve dans Palais royal (Valérie Lemercier, 2005) - © Gaumont

Michel Aumont devient alors un visage familier du genre, multipliant les apparitions mémorables, de Celles qu’on n’a pas eues de Pascal Thomas (1981) à Une chance sur deux de Patrice Leconte (1998), en passant par Le Roi des cons de Claude Confortès (1981), Le Mariage du siècle de Philippe Galland (1985), Ripoux contre ripoux de Claude Zidi (1990), L’homme est une femme comme les autres de Jean-Jacques Zilbermann (1998), Palais Royal ! de Valérie Lemercier (2005), Imogène McCarthery de Alexandre Charlot et Franck Magnier (2010), Les invités de mon père d’Anne le Ny (2010), long-métrage pour lequel l’acteur avait une certaine tendresse : « De tous les rôles que j’ai interprété, c’est celui que je préfère. J’aimais beaucoup ce bon pépé, très simple et humain. Et le film était joli. »

À l’évocation de son métier, Michel Aumont expliquait : « On a toujours tout à prouver. On n’est jamais sûr de soi, c’est toujours à recommencer. Je m’escrime à chaque fois comme si c’était la première fois. Je suis un acteur d’instinct. » Une philosophie qu’il appliquera jusqu’à son dernier souffle.

par Gilles Botineau et Emmanuel Gauguet

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