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Hommage à Jean-Marc Thibault

Hommage à Jean-Marc Thibault

Figure populaire de la Comédie à la française, le comédien Jean-Marc Thibault nous a quittés dimanche 28 mai 2017 à l’âge de 93 ans.

Jean-Marc Thibault, Louis de Funès dans Antoine et Antoinette (Jacques Becker, 1946)Élève du cours Simon, l’apprenti-saltimbanque fait d’abord ses armes dans les bals musette et les cabarets. Très vite apprécié pour son duo facétieux en compagnie de Roger Pierre, avec qui il triomphe sur scène et à la télévision dans la France de l’après-guerre, Jean-Marc Thibault se voit en parallèle progressivement happer par le 7ème Art. Ainsi, dès 1947, on le remarque en garçon épicier au sein d’Antoine et Antoinette de Jacques Becker, où il côtoie déjà Louis de Funès. Le film, primé au Festival de Cannes, est vu par plus de trois millions de spectateurs à sa sortie.

Jean-Marc Thibault poursuit aussitôt sa carrière sous la direction de Jean Boyer (Une vie de garçon, Femmes de Paris), André Berthomieu (Belle mentalité, L’Œil en coulisses, Les deux font la paire) ou encore de Carlo Rim (Escalier de service).

Roger Pierre, Jean-Marc Thibault, Michel Serrault et Jean Poiret dans La Vie est belle (1956)ean-Marc Thibault, 1958)

En 1956, il prend les choses en main et réalise – aidé de Roger Pierre – La Vie est belle, œuvre dont ils sont également les têtes d’affiche avec, en sus, Michel Serrault, Jean Poiret, Noël Roquevert et Jacques Dufilho. Le long-métrage frôle les deux millions d’entrées, ce qui incite Thibault à réitérer son expérience de metteur en scène : Vive les vacances, en 1958, puis Un cheval pour deux, en 1960, toujours escorté face caméra par son fidèle complice.

Michèle Girardon, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault dans Vive les vacances (Jean-Marc Thibault, 1958)

Conjointement, l’acteur répond aux appels de ses autres copains, Robert Dhéry (La Belle Américaine) et Francis Blanche (Tartarin de Tarascon) par exemple, lorsque ceux-ci en éprouvent le désir, avant de s’allier durablement avec le cinéaste Francis Rigaud (Nous irons à Deauville, Les Gros bras, Les BaratineursFaites donc plaisir aux amis et Des vacances en or). Une succession de « films du samedi soir », rapidement emballés, toutefois aussi rentables que divertissants.

Les Deux font la paire / Le Mort en fuite (André Berthomieu, 1954)
La Belle Américaine (Robert Dhéry, 1961)
Les Gros bras (Francis Rigaud, 1964)

La suite demeure à peu près du même acabit : Le Débutant de Daniel Daert et Le Roi des cons de Claude Confortès avec Francis Perrin, Gross Paris de Gilles Grangier, Signé Furax de Marc Simenon, Le Corbillard de Jules de Serge Pénard avec Aldo Maccione… sans oublier la quintessence du nanar franchouillard : Mon curé chez les nudistes de Robert Thomas, avec Paul Préboist, Philippe Nicaud et Georges Descrières.

Il a peut-être manqué à Jean-Marc Thibault un premier rôle comique d’envergure sur grand écran. Il n’en reste pas moins qu’il fut un acteur de talent, au parcours plus que respectable, et apprécié d’une très large majorité. Nous en faisons partie.

par Gilles Botineau

Roger Pierre et Jean-Marc Thibault

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